Le 18 avril 2026, le cinéma Le Grand Action
ouvrait ses portes pour la première édition du Stinville festival,
un évènement créé par des étudiants, pour des étudiants,
mettant à l’honneur des courts métrages de tous genres. Drame,
animation, fantastique, comédie…L’évènement s’est démarqué
par sa diversité, et sa pluralité d'œuvres. En tout, presque une
trentaine d'œuvres ont été présentées, du matin au soir, suivies
le plus souvent par des interventions pertinentes des équipes.
Quatres étudiants et étudiantes et jeunes réalisateur.rices de différentes écoles se sont regroupés pour créer ce festival, avec un jury composé de réalisateur.rices, comédiens et comédiennes, ainsi que d’autres professionnels en lien avec le milieu cinématographique, apportant leur expertise pour une sélection exigeante.
Nous avons assisté à la présentation de deux
genres durant l’après-midi : la Science-fiction et l’horreur.
La sélection Science-fiction, bien que très
courte, puisqu’elle ne comprend que 3 courts métrages, n’en est
pas moins de grande qualité. Le plus marquant reste
Focal Point (Raphaël Buisson
Enlas), avec une esthétique très travaillée et des acteurs
internationaux. Le film n’a rien à envier aux grosses productions
actuelles. On peut aussi retenir
Archive DPT
(Nicolas Fauconnet), qui mélange, avec une grande dextérité, les
images aux esthétiques d’archives avec les créations 3D. Il est
d’ailleurs sans doute le film le plus original de la sélection,
abordant des thématiques un peu moins classiques de la
science-fiction. Et le dernier, le très court Crédits
insuffisants
(Julian Angeletti), nous apparaît
comme un shot qui nous fait prendre conscience de l’importance de
la réalité, dans un monde où celle-ci n’existe plus.
Côté horreur, le festival a proposé des
courts-métrages variés en sous-genres et en thèmes. Nous avons été
particulièrement marqués par Inside
You (Erik Semashkin) et son
esthétique purement organique pour représenter la monstruosité
intérieure, ou encore Louise
(Basile Marion), jouant avec les codes du genre pour pousser la peur
du côté du dérangeant et du psychologique. Côté mise en scène,
nous avons été frappées par Dans
l’ombre (Jérémy Barlozzo), grâce
à sa photographie et ses effets spéciaux, nous plongeant
directement au cœur d’une survie face à une créature inconnue.
En résumé, le Stinville festival est l’exemple même de
l’expérience cinématographique : de la création au partage.
Comme beaucoup d’autres événements, il a permis de mettre en
lumière une sélection ambitieuse, portée tout au long de la
journée par une ambiance conviviale.
La liste des lauréats est disponible sur leur
compte Instagram.
Ca vous intéresse de participer à la prochaine édition ? Consultez leur site web !